Archives de la catégorie ‘Revue de presse’
Dispositif Jeu Responsable, les retours presse
Le dispositif Jeu Responsable et l’engagement du groupe Lucien Barrière pour lutter contre la dépendance au jeu fait parler de lui …
Retrouvez ci-dessous quelques extraits de la presse web …
Paru sur IgamingFrance.com
Lucien Barrière lance un nouveau dispositif de Jeu responsable
Lors de la conférence de presse qui s’est tenue, mercredi 10 juin dernier à Paris, le Groupe Lucien Barrière a présenté son nouveau dispositif de Jeu responsable dans ses 35 casinos français et sur son site de jeux en ligne.
- Un réseau d’experts présents sur tout le territoire
A partir du mois de juin 2009, un réseau d’experts est déployé sur tout le territoire pour assurer la mise en œuvre, le suivi et les remontées d’informations des mesures liées au Jeu responsable
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- Un site internet dédié au Jeu responsable : www.preferezunjeuresponsable.com
Pour répondre aux interrogations des joueurs, le Groupe Lucien Barrière a souhaité créer un site informatif et professionnel qui donne en toute transparence l’ensemble des informations, conseils, contacts utiles sur le sujet du Jeu responsable
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- Un nouveau service clients : la Limitation Volontaire d’Accès aux espaces de jeu (LVA)
Ce service est mis à la disposition des clients qui souhaitent réduire leur fréquence de visites au casino.
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- L’ensemble de ces engagements se déclinera sur internet à travers une offre dédiée aux jeux en ligne
L’offre de jeu en ligne LeCroupier.com (déjà disponible en Grande-Bretagne et en France dès que les jeux en ligne seront autorisés) développe plusieurs engagements permettant de garantir un Jeu responsable sur Internet.
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Paru sur 20minutes.fr
De nouveaux remèdes contre la fièvre du jeu
A l’heure où certains terminent leur café, d’autres, pièces en main,
s’installent devant une machine à sous. Un plaisir qui peut vite virer à l’addiction. Le casino Barrière de Bordeaux-lac tente de limiter ce risque depuis dix ans. Lundi, cette prévention a pris une nouvelle tournure avec le principe de « jeu responsable ». « On a mis un site en ligne (lire encadré), on propose au joueur une limitation volontaire d’accès durant trois mois renouvelables, explique Laurent Balmier, le directeur général du casino. Le client peut s’accorder quelques entrées seulement par semaine ou par mois, et on aiguille ceux qui le souhaitent vers des professionnels de santé. »
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Gérer le Jeu Responsable – La Stratégie du Groupe Lucien Barrière
Jeu excessif, Addiction au jeu : Comment les casinotiers traitent-ils le problème du Jeu Responsable ?
« Le but du jeu c’est qu’ils s’amusent, et qu’ils restent raisonnables »
(J.B Quentin, Caissier Principal, Casino Cannes Croisette)
Dans cette vidéo Dominique Desseigne, Svein Boinet et Nicolas Ricat, responsables du groupe Lucien Barrière exposent la position du groupe et les mesures prises en matière de Jeu Responsable
Débat à propos du jeu responsable sur RFI avec Marc Valleur et le répresentant de Lucien Barrière
On essaiera de fournir la version vocale en attendant voici la retranscription du débat animé par Pierre Pintole 04/08/2008 :
PIERRE PINTO
L’Institut médical de la santé et de la recherche médicale, l’INSERM, vient de publier un résultat, les résultats d’une enquête sur l’addiction aux jeux de hasard et d’argent. En France, chaque année, en particulier l’été, 30 millions de personnes tentent leur chance aux jeux de hasard, au moins une fois : courses hippiques, loterie, cartes ou casino. Parmi eux, une petite proportion sombrera dans le jeu excessif, ou le jeu pathologique ; et c’est pour mieux tenter d’appréhender ce problème méconnu, que l’INSERM a donc mené cette enquête. Alors en termes d’addiction, les casinos sont-ils des lieux dangereux, qui est responsable, sur qui appuyer une politique de prévention ? Pour en débattre avec nous ce soir, Marc VALLEUR bonsoir.
MARC VALLEUR
Bonsoir.
PIERRE PINTO
Vous êtes psychiatre à l’hôpital Marmottant à Paris et vous avez contribué à cette enquête de l’INSERM ; également avec nous Bruno CAGNON bonsoir.
BRUNO CAGNON
Bonsoir.
PIERRE PINTO
Vous vous êtes le directeur général des opérations du Groupe LUCIEN BARRIERE. Marc VALLEUR on va commencer avec vous, est-ce que vous pouvez nous donner rapidement les caractéristiques du joueur excessif ?
MARC VALLEUR
Le joueur excessif c’est d’abord une personne qui joue plus qu’elle ne peut se permettre de perdre et si on voulait promouvoir le jeu responsable, il faudrait dire à toutes les personnes qui vont jouer, qu’il faut qu’elles considèrent que ce qu’elles vont miser, elle vont le perdre. A ce moment là, le jeu peu rester un loisir mais bien évidemment il y a une définition plus médicale et scientifique du joueur pathologique. Le joueur pathologique c’est quelqu’un pour qui le jeu devient un objet de dépendance, qui devient le centre de son existence et cette dépendance se développe au détriment de tous ses investissements affectifs et sociaux et cette personne va continuer à jouer malgré toutes les conséquences négatives qu’entraînent chez lui cette passion et à partir du moment où lui-même veut réduire, veut arrêter mais n’y arrive pas tout seul, on peut considérer à ce moment-là qu’il est un joueur pathologique.
PIERRE PINTO
Il y a un profil type du joueur pathologique ?
MARC VALLEUR
Il y a, on pourrait dire, plusieurs profils types. Le premier profil c’est le profil traditionnel, c’est un homme jeune, chercheur de sensations fortes, comment on pourrait dire, en délicatesse avec la loi ou qui aime bien franchir les lignes jaunes, qui aime bien conduire des voitures de sport etc, et qui joue pour la sensation. C’est le profil le plus traditionnel mais il y a d’autres profils de joueurs. Il y a des joueurs d’habitude on pourrait dire, ce sont des gens chez qui on a toujours joué au tiercé, qui ont appris à jouer au poker avec papa et maman et pour qui le jeu est une habitude ancrée et qui se laissent prendre de gains en gains avec des gros gains etc, et qui finissent par faire du jeu, le centre de leur vie. Et il y a un troisième type de joueurs pathologiques qu’on voit de plus en plus fréquemment dans nos consultations, ce sont des gens qui jouent comme on essaie de s’automédiquer, de s’anesthésier quand on traverse des situations de souffrance, ça peut être des gens qui sont au chômage, ça peut être des gens qui ont appris qu’ils avaient une maladie et là ce profil est très différent du premier profil des jeunes impulsifs parce qu’on trouve là, dans ces joueurs par auto médication, beaucoup de femmes, beaucoup de personnes âgées qui travers des moments difficile de l’existence et qui à la fois, essaient de s’anesthésier, de s’étourdir dans le jeu pour oublier et en même temps, on peut penser que c’est une des dernières formes de la prière dans notre société quand tout va mal, on se dit, après tout, le destin me doit peut-être quelque chose en échange.
PIERRE PINTO
C’est ce qui fait qu’on passe de l’ordre côté en fait, c’est quand il se passe quelque chose de… un accident de la vie comme on dit.
MARC VALLEUR
C’est souvent le cas, c’est souvent le cas.
PIERRE PINTO
Est-ce que tous les jeux sont aussi dangereux ?
MARC VALLEUR
Non, il y a une addictivité différentielle des jeux on pourrait dire, très très schématiquement on peut dire qu’il y a deux grandes catégories de jeux, il y a des jeux de rêve, le modèle ça serait l’EUROMILLIONS ou la Loterie Nationale dans le temps, ce sont des jeux où on mise et on attend plusieurs jours avant d’avoir le résultat et là, le but du jeu, c’est le film qu’on va se faire pendant ces journées en disant tout ce que je ferai quand je serai milliardaire. Ces jeux là ne sont pas addictifs. Ca peut devenir une habitude, ça peut devenir une routine mais ce n’est pas addictif, on ne voit pas de gens qui dérapent avec ces jeux-là. Il y a par contre, des jeux de sensation où ce qu’on va rechercher c’est l’adrénaline, c’est l’émotion forte, le modèle c’est la machine à sous mais c’est aussi le RAPIDO de LA FRANCAISE DES JEUX, c’est les courses par course du PMU sur écran. Et là, ce n’est plus le rêve, c’est la sensation forte, et là, on est devant des jeux addictifs. Le facteur d’addictivité, c’est la rapidité avec laquelle on peut remiser, rejouer, et la rapidité avec laquelle on a le résultat.
PIERRE PINTO
Est-ce ce qu’il y a quand même… enfin, vous, Bruno GAGNON, du Groupe LUCIEN BARRIERE, vous êtes donc représentant des casinotiers, vous avez des interdits, des joueurs qui sont interdits de casino, est-ce que selon vous la faible proportion des joueurs pathologiques, finalement 1 % de la population c’est peu, ça justifie une politique restrictive ?
BRUNO CAGNON
Oui, alors, ça le justifie. C’est vrai que vous disiez tout à l’heure que c’était quand même une minorité de clients qui sont concernés par l’addiction. Il n’en demeure pas moins que la profession et le Groupe BARRIERE en particulier, si on en parle beaucoup aujourd’hui, nous ça fait déjà plus de dix ans que nous avons mis en place des dispositifs qui permettent, en premier lieu en tout cas, de sensibiliser la clientèle.
PIERRE PINTO
Comment ça se passe concrètement ?
BRUNO CAGNON
Alors, comment ça se passe ? C’est de l’information qu’il faut véritablement apporter aux clients, leur dire que ça existe, et donc il faut être vigilant, mais il est vrai que depuis plus récemment nous sommes rentrés dans un dispositif plus élaboré, je dirais, avec un triptyque important d’organisation au sein des casinos, c’est-à-dire l’information client c’est une chose, la formation des personnels, parce que la détection du client en difficulté passe forcément par nos salariés qui sont en direct, en contact direct avec clients.
PIERRE PINTO
C’est quoi, c’est quelqu’un qui rentre dans votre casino, on va lui donner une brochure sur les risques qu’il encoure ?
BRUNO CAGNON
Oui, en tout cas, elles sont à disposition de la clientèle. Ce sont des affiches également. Et puis, aujourd’hui, nous allons mettre en place des slogans beaucoup plus visibles en tout cas pour alerter là aussi la clientèle, par ce qu’évidemment si ça reste une minorité de clients, il n’en demeure pas moins qu’il faut véritablement s’en préoccuper parce que c’est à la fois un problème qui peut être un problème de santé publique, mais il en va également de l’image de notre profession, et donc c’est pour ça que cela fait des années que nous nous sommes saisis du problème. Aujourd’hui, il faut aller plus loin, c’est-à-dire que comme dans le Groupe BARRIERE nous mettons aujourd’hui, nous signons avec des clients des conventions de visite, c’est-à-dire que le client s’engage s’il est en difficulté par rapport aux jeux, il s’engage à venir uniquement deux fois dans le mois, ou trois fois dans le mois, ce qui permet de réguler quelque part son activité de jeu. Je crois que ce sont des choses qu’il faut mettre en œuvre, qu’il faut développer, parce qu’évidemment on n’interdira jamais à tous les clients de jouer, dieu merci.
PIERRE PINTO
Donc, il y a des stades avant l’interdiction, en fait.
BRUNO CAGNON
Oui, je crois que l’idée générale c’est pas d’interdire parce que l’interdiction n’a jamais été une solution adéquate pour l’ensemble des addictions d’ailleurs. Je pense que ce qu’il faut c’est réguler et surtout apporter une sensibilisation, accompagner le client qui est en difficulté, d’où aussi l’intérêt d’avoir des plateformes médicales qui répondent ensuite, si besoin, à un traitement plus lourd de la clientèle.
PIERRE PINTO
Marc VALLEUR, que recommande l’INSERM dans cette étude, là, à laquelle vous avez participée ?
DR MARC VALLEUR
Pas mal de choses parce qu’il reste en France énormément de choses à faire. C’est vrai que les casinos ont été parmi les premiers opérateurs à se sensibiliser à la question, et pour le moment on peut regretter que les seuls initiatives qui aient été prises l’aient été du fait même des opérateurs eux-mêmes, dans une optique de développement durable, on pourrait dire. L’interdiction volontaire de casinos est à peu à l’heure actuelle la seule mesure de santé publique en matière de lutte contre le jeu pathologique. Elle ne concerne que les casinos. Alors, c’est intéressante parce que la machine à sous est un jeu particulièrement addictif, mais ça ne concerne pas les autres formes de jeux qui sont accessibles dans d’autres lieux du casino, et surtout pour le moment ça ne concerne pas internet qui est quand même une nouvelle forme d’accès aux jeux extrêmement importante. Donc, tout reste à faire. Il faut d’abord faire des études épidémiologiques, il faut former les intervenants dans les futurs CSAPA (les Centres de soins en addictologie) pour que le jeu pathologique soit considéré comme une addiction au même titre que les addictions avec substances.
PIERRE PINTO
C’est-à-dire la drogue, l’alcool.
DR MAC VALLEUR
C’est-à-dire la drogue, l’alcool, le tabac, etc. Et pour ça, il va falloir former les soignants parce qu’on est en France quelques-uns à le faire depuis une dizaine d’années, mais on est trop peu nombreux. Il faut ensuite, bien sûr, informer le grand public sur les risques du jeu, et il faut développer des stratégies ciblées, on pourrait dire, envers d’une part les populations vulnérables, ça peut être les jeunes, ça peut être le personnes âgées, ça peut être les personnes économiquement vulnérables. Et il faut développer aussi des stratégies préventives spécifiques envers les personnes qui manifestent une tendance à l’abus, à l’excès, et là les opérateurs de jeux peuvent être les premiers à dépister les personnes qui manifestent ces signes. Donc, il faut former aussi le personnel dans les casinos, dans les lieux de jeux, chez tous les opérateurs, pour pouvoir dépister les débuts de dérapage.
PIERRE PINTO
Problème de santé publique, Bruno CAGNON, aussi, l’addiction ?
BRUNO CAGNON
Ecoutez, je pense que dès l’instant où une activité met en difficulté ses propres clients ou ses clients potentiels, on doit s’en préoccuper. Maintenant, encore une fois, comme le disait Marc VALLEUR, il n’y a pas de chiffre aujourd’hui, et c’est tout l’intérêt également des préconisations du rapport de l’INSERM, c’est enfin on va, je l’espère, un jour déboucher sur des vrais chiffres parce que aujourd’hui reconnaissons qu’on en parle beaucoup mais c’est pas quantifié, et ce que disait Marc VALLEUR est vrai, c’est vrai que sur nos casinos aujourd’hui on y arrive parce que tout simplement certains de nos casinos, et on en train de le développer sur l’ensemble du territoire français dans le Groupe BARRIERE, c’est que nous avons créé une nouvelle fonction au sein de nos organisations, c’est un responsable du jeu responsable, pour ne pas jouer sur les mots, et donc cette personne qui a en charge véritablement de piloter les programmes de lutte contre l’addiction, elle a également en charge : 1/ de sensibiliser les clients, bien sûr, de former les personnels, de recevoir les clients en difficulté, de les détecter, et également de les orienter vers les spécialistes médicaux, et dans le même temps donc cela permet d’avoir une quantification du nombre de clients par an, eh bien qui sont dans une situation difficile par rapport au nombre d’entrées que nous réalisons dans nos casinos. Donc, ça ce sont des chiffres qu’on va pouvoir commencer à sortir fin d’année parce que ça n’a pas encore tout à fait un an, mais on pourra dire dans tel casino nous avons reçu X nombre de personnes en situation d’addiction, nous avons signé tant de contrats avec ces mêmes clients de réduction du nombre de visites, par exemple, et combien de personnes nous avons orienté vers les plateformes médicales, même si évidemment notre rôle d’opérateurs de casino s’arrête à la préconisation d’actes médicaux, évidemment.
PIERRE PINTO
On va dire un mot d’internet puisque c’est le nouveau terrain des nouvelles addictions aux jeux. Toutes les mesures que vous venez d’évoquer elles ne sont pas possibles sur le web. Je crois savoir que BARRIERE a développé un site de jeux en ligne.
BRUNO CAGNON
Alors, qui n’est pas ouvert encore.
PIERRE PINTO
Ah ! C’est en projet.
BRUNO CAGNON
C’est en projet, oui.
PIERRE PINTO
Est-ce que, bon, il y a des mesures que vous prendrez aussi ? Comment ça va se passer ?
BRUNO CAGNON
Alors, il y a des mesures que nous allons prendre, évidemment. Vous savez, il existe aujourd’hui… je vais pas vous donner l’ensemble des mesures parce que tout n’est pas finalisé, mais ce que je peux vous dire en revanche c’est qu’il existe des moyens également de faire de la détection sur le net. Je crois qu’il y un exemple qui est en Suède, ou SVENSKA PEL qui est un opérateur de jeux sur internet, a mis en place des dispositifs qui permettent de sensibiliser : 1/ le client qui joue en ligne ; et 2/ de pouvoir repérer également la personne, le client qui joue en ligne et qui est en excès de jeux. Donc, il y a des choses possibles. Ce qu’il faut c’est véritablement analyser tout ce qui existe d’abord, parce qu’il y a des choses bien qui existent ailleurs.
PIERRE PINTO
Très bien. Bruno CAGNON, merci, l’émission arrive à son terme. Merci à vous Marc VALLEUR, vous êtes psychiatre à l’hôpital Marmottant. Bruno CAGNON, directeur général des opérations au Groupe LUCIEN BARRIERE. Merci à tous les deux. FIN^
À la Une du Nouvel Observateur « Les accros du gros lot » – 16/10/08
Des millions de «joueurs à problèmes» : Les accros du gros lot
Chaque année, l’Etat retire 3 milliards de recettes du PMU, du Loto et autres jeux d’argent et de hasard. Mais le nombre de Français «dépendants» explose.
Voici les quelques chiffres mis en avant par Fabien Gruhier
- 2% des joueurs seraient «pathologiques».
- Dette moyenne des joueurs «pathologiques» : 47 000 euros.
- Les jeux d’argent rapportent 3 milliards d’euros à l’Etat.
http://tempsreel.nouvelobs.com

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