Extrait de l’intervention d’Eric Woerth, au colloque du 11 mai d’Aromates
[...]« Durant des années, la France n’a pas fait de la dépendance aux jeux une priorité de santé publique. Le simple fait que nous n’ayons pas d’évaluation du nombre de personnes concernées en France résume notre retard. Avec les jeux en ligne, suivant l’analyse de Marc Valleur, l’écran peut être un ‘facteur supplémentaire de dépendance. C’est pourquoi une des missions prioritaires du Comité consultatif des jeux, créé par le projet de loi et disposant de moyens financiers, sera de faire réaliser des études par des spécialistes. »
Concernant les moyens de prévention, « le projet de loi fait un choix clair : la régulation, et non l’auto-régulation. Nous considérons que c’est à la puissance publique de définir les outils et non aux opérateurs. Le projet de loi prévoit ainsi d’imposer :
- Le plafonnement du taux de retour aux joueurs
- L’indication obligatoire des pertes pendant les séquences de jeu
- Le lien obligatoire vers les organismes de prise en charge agréés par l’Etat.
Dans les semaines qui vont venir, nous allons débattre de la pertinence de ces outils, notamment concernant la question du taux de retour au joueur qui, selon nous, favorise l’addiction. »
Pour la mise en place du cahier des charges, « j’ai demandé à l’ARJEL de rassembler un groupe de travail avec les associations de protection des joueurs et les professionnels de santé. Le projet de loi a prévu un retour financier vers l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé, en particulier pour lancer une campagne de prévention sur les jeux les plus addictifs et vers les publics les plus fragiles. »[...]
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